Fleurs de Bach et yoga : l’art de voyager en confiance

Dans quelques jours, je m’envolerai pour l’Inde, ce pays qui résonne déjà en moi comme un retour aux sources, un appel du cœur et de l’âme. Ce voyage, je le prépare depuis longtemps. Préparer mes valises est devenu bien plus qu’une simple étape logistique : c’est une véritable exploration intérieure, un reflet de mes peurs, de mes résistances, mais aussi de ma capacité à lâcher-prise et à faire confiance à l’imprévu, à la Vie.

Le yoga et les fleurs de Bach m’ont accompagné, apaisé, guidé dans chaque étape, comme des phares qui éclairaient mon chemin. Car finalement, plier des vêtements, choisir un carnet ou une paire de chaussures, ce n’est pas seulement remplir un bagage : c’est observer mon mental, écouter mes émotions et apprendre à me centrer.

En partageant ce processus avec vous, j’espère vous inspirer à regarder vos propres valises – réelles ou symboliques – avec un autre regard.

La valise trop pleine : mes peurs et mes incertitudes

Deux valises jaunes remplies de vêtements, un chapeau, des lunettes de soleil et un sac en osier, posées sur un lit. La scène évoque la préparation pour un voyage.

Au début, j’ai commencé à remplir ma valise comme on remplit un coffre-fort. T-shirts pour chaque jour de la semaine, robes légères pour la chaleur, imperméable pour la pluie, médicaments pour les imprévus, livres pour les soirées calmes, carnets pour l’écriture… Comme si j’avais voulu anticiper toutes les éventualités, maîtriser l’imprévisible.

En me regardant faire, j’ai souri : cette valise était l’image de mon mental /citta, toujours agité, toujours dans le doute. « Et si je manquais de ceci ? Et si je n’étais pas prête ? »
Les Yoga Sūtra de Patañjali décrivent cet état : citta vṛtti — les fluctuations du mental. Ma valise trop lourde était le reflet de ces agitations intérieures, de mon besoin de sécurité.

👉 Conseil pour vous : observez vos propres « valises trop pleines ». Que mettez-vous en excès pour combler vos peurs ? Les identifier est déjà un premier pas vers plus de légèreté.

Heureusement, les fleurs de Bach étaient là pour m’accompagner. J’ai observé mon souffle et mes sensations dans l’espace du cœur et j’ai choisi 3 fleurs :

  • Mimulus pour apaiser mes peurs identifiables (la peur d’être malade, de manquer d’un vêtement adapté).
  • Walnut pour m’aider à traverser ce grand changement, me protéger des influences extérieures et du doute.
  • Et puis Aspen, pour apaiser ces craintes diffuses qui n’ont pas vraiment de nom mais qui surgissent avant un grand voyage.

Ces élixirs floraux m’ont permis de prendre du recul : et si remplir cette valise, c’était simplement reconnaître mes fragilités et accepter ma vulnérabilité ? Après tout, le yoga m’a appris que svādhyāya / l’étude de soi est déjà un pas vers la transformation.

Alléger : choisir l’essentiel et faire confiance à l’imprévu

Une femme plie des vêtements dans une valise jaune ouverte, entourée de divers objets de voyage, sur un lit.

Vint ensuite une deuxième étape. J’ai ouvert ma valise et j’ai commencé à enlever. J’ai reposé les troisièmes paires de chaussures, les livres en double, les « au cas où ». Dans ce geste, il y avait une libération. Ma respiration s’est faite plus fluide, comme si j’avais dégagé de l’espace en moi autant que dans mon bagage.

Alléger la valise, c’est pratiquer le vairāgya / le détachement. Patañjali dans les Yoga Sutra nous enseigne que pour apaiser l’esprit, deux voies se complètent : l’effort constant / abhyāsa et le lâcher-prise / vairāgya. Ma valise plus légère me montrait ce chemin : garder ce qui est nécessaire, lâcher le superflu. Mon souffle s’est apaisé.

👉 Conseil pour vous : demandez-vous « est-ce que cela me nourrit vraiment ? » avant d’ajouter quelque chose dans votre vie (ou dans votre valise).

Côté fleurs de Bach, Centaury m’a aidée à dire « non » à ces objets que je voulais emporter pour faire plaisir à d’autres, mais qui n’étaient pas vraiment nécessaires, Cerato m’a permis d’entendre mon intuition et enfin Oak pour relâcher la pression, avancer avec légèreté sans rechercher la valise parfaite. En allégeant ma valise, je choisissais de rester fidèle à moi-même.

Peu à peu, la confiance grandissait. Je n’avais pas besoin d’avoir tout prévu. Le voyage, par essence, est imprévisible. Et si l’imprévu faisait partie de la beauté du chemin ?

À cinq jours du départ : sérénité et confiance

Une main posée sur une valise rose avec un carnet et des billets d'avion, un chapeau de paille posé dessus, avec un avion en arrière-plan et des palmiers au loin.

Aujourd’hui, à cinq jours du départ, je regarde ma valise et je souris, je me souris. Que de chemin parcouru ! Elle est prête, simple, légère et suffisante. J’ai tout ce qu’il me faut, et si quelque chose manque, je sais que l’Inde me l’apportera.

Cet état d’esprit est un cadeau du yoga : śraddhā, la confiance profonde. Dans les Yoga Sūtra, Patañjali décrit śraddhā comme une foi intérieure, une conviction que le chemin nous porte et que la vie pourvoit à nos besoins.

Je me sens reliée à ce flot, comme si je pouvais enfin déposer mes inquiétudes et entrer dans la douceur de l’instant présent. Mes pratiques quotidiennes de pranayama et de méditation m’aident à garder cet ancrage. Chaque inspiration est une ouverture, chaque expiration est un abandon.

👉 Conseil pour vous : cultivez la confiance en répétant ce mantra intérieur : « J’ai tout ce qu’il me faut ici et maintenant. » C’est une pratique aussi puissante que n’importe quelle posture de yoga.

Les fleurs de Bach accompagnent aussi cette sérénité. Elm me soutient pour ne pas me sentir dépassée par l’ampleur du voyage, Wild Oat pour suivre ma voie et Cerato qui me rappelle d’écouter mon intuition, ma petite voix intérieure, au lieu de chercher des certitudes à l’extérieur.

Voyager léger à l’extérieur, voyager profond à l’intérieur

Préparer cette valise pour l’Inde m’a montré que ce n’était pas seulement un départ géographique, mais un véritable voyage intérieur.

  • Dans la valise trop pleine, j’ai vu mes peurs, mes attachements, mes vṛtti – ces fluctuations qui troublent l’esprit.
  • Dans la valise allégée, j’ai goûté au vairāgya, ce détachement qui ouvre à l’essentiel.
  • Et aujourd’hui, à quelques jours du départ, je me tiens dans śraddhā, la confiance.

Je pars avec des vêtements, oui, mais surtout avec une valise intérieure plus légère. J’emporte avec moi le yoga comme boussole et les fleurs de Bach comme compagnons de route. Le reste, je le confie à l’univers.

👉 Conseil pour vous : que vous partiez en Inde ou simplement dans la journée qui s’ouvre devant vous, observez vos « bagages » et demandez-vous : puis-je voyager plus léger ?

Yoga et fleurs de Bach sont de merveilleux alliés pour cela. Ils nous aident à transformer la préparation d’un simple voyage en une véritable pratique de vie.

Finalement, préparer un voyage, c’est déjà voyager. Et si l’Inde m’attend, c’est parce que je suis prête à recevoir ce qu’elle m’offrira.


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